Frédéric Walraven

Dans la rubrique "Enregistrements", vous trouverez l'enregistrement de la conférence donnée par Frédéric le 11 janvier 2019

Claudia en Roumanie

Un projet en cours de réalisation en faveur des enfants de Ploieşti




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Témoignage de ADJIBABA

Un témoignage émouvant



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Je m’appelle Kolawolé ADJIBABA. Je suis né au Togo dans un village païen près de la ville de Sokodé au sein d’une famille musulmane de sorciers. Pour conserver leurs pouvoirs spirituels, ces familles s’allient souvent par mariage ; c’est ainsi que mes grands-pères maternels et paternels étaient tous deux imams et marabouts. Mon père s’appelle Sikirou Mouraïna Akéré. Je ne porte pas son nom car il m’a renié et radié de la liste de ses parentés quand je suis venu à Jésus ; depuis ce jour, je porte le nom « ADJIBABA », comme mon grand-père. Ce grand-père, grand marabout de la région, est donc devenu mon père adoptif jusqu’à sa mort en 2005. Il était très connu des autorités togolaises qui le consultaient pour des activités de charlatanisme. Mon grand-père est aussi connu des représentants de l’UNESCO qui sont venus voir ses démonstrations de puissance. Par exemple, il prépare une bague contre balle qui, mise au doigt ou en poche, protège contre les coups de fusil, la balle n’atteint jamais son porteur qui est visé ; ou il attache un talisman à un coq, jette le coq dans le feu et le coq se retrouve libre et sans être brûlé quelques mètres plus loin. Il change l’eau froide en eau bouillante et vice versa, par simple incantation. Il fait pleuvoir et arrête la pluie comme il le veut, etc.
Mon grand-père est en partie du Togo et en partie du Nigeria ; ma mère est en partie du Togo et en partie du Bénin, tous deux de villages idolâtres vaudous. Nous sommes de l’ethnie “Nitché”, connue pour sa dureté, même face au colon. Originaires de la famille royale, nos ancêtres pratiquaient les sacrifices humains, principalement des étrangers offerts au grand fétiche Djantolo. Il y a dans la forêt près de mon village un endroit sont entassés beaucoup de cailloux qui marquent le nombre de têtes offertes en sacrifice.
J’ai servi mon grand-père devenu mon père adoptif, dans le paganisme jusqu’à ce que Christ me trouve et me fasse changer de maître. À partir de mes ennuis ont commencé car les musulmans (appelés par Dieu ânes sauvages) ne baissent jamais les bras contre ceux qui ont quitté l’islam comme le frère Caleb et moi. Le propre père de Caleb lui a jeté un sort pour faire mourir ses enfants. De mon côté, je n’ai pas pu parler à mon père depuis environ deux ans, il ne voulait plus de contact et ça aurait même été dangereux que je le vois seul à seul car il aurait tenté de me tuer. Mon propre père biologique vit encore dans l’islam fanatique.
Alors que j’étais jeune adolescent, un jour que j’entraînais des personnes pour des danses mystiques (j’ouvre une parenthèse pour rappeler qu’il est très dangereux de regarder ces danses) un homme du village que je connaissais m’a demandé de le suivre. Je ne le savais pas, mais il voulait m’évangéliser et l’évangélisation c’est une invitation à venir rencontrer Jésus, comme l’a fait Nathanaël. Il m’a amené à une réunion de prières. J’y suis allé dans ma tenue de petit marabout. C’était un petit groupe. Il y a eu un petit mot d’accueil, quelques échanges et on m’a demandé si on pouvait prier pour moi. Ça m’a semblé bénin et j’ai accepté. Pendant ce temps de prière, une grande paix que je n’avais jamais connue est venue sur moi. Puis on m’a offert un petit Nouveau Testament bleu des Gédéons et je suis retourné à la maison familiale. Alors que je franchissais le seuil de la maison, mon père qui, par le pouvoir des fétiches, savait d’où je venais, m’a beaucoup fâché et ordonné de rapporter le Nouveau Testament. Alors, je lui ai dit ce qui m’a passé par la tête : “tu n’as pas joué ton rôle ; tu n’aurais pas dû me laisser aller là-bas ; maintenant c’est ton problème ; tu ne dois pas t’en prendre à moi mais à ceux qui m’ont emmené là-bas et à ce Jésus”. Ça a mal tourné et j’ai été exclu de la maison du grand-père. Alors, je suis retourné vers les chrétiens et ils m’ont accueilli. Par la suite, pour ne pas avoir de problèmes, personne dans la famille n’a voulu s’occuper de moi. J’ai alors compris que si cette histoire dérangeait autant, c’est que celui qui voulait être en moi était plus fort que celui qui était en eux. Pour ne pas créer d’autres problèmes, je suis parti chez un pasteur originaire de Tsévié (plus de 300 km de mon village) qui m’a recueilli.
Mon Gédéon était mon ami principal ; il m’a tout appris sur le Christ sans que je suive d’école biblique. J’étais en paix avec mon Sauveur sans aucune peur, même de la mort. J’ai parlé à mes sœurs qui sont aussi venues à Christ. Alors j’ai décidé que mon grand-père devait venir à Christ.
Mon grand-père a eu beaucoup de femmes comme mon propre père et je ne connais même pas tous mes frères et sœurs.
En 1992, ma grand-mère, devenue ma mère adoptive, la femme que mon grand-père aime le plus, est tombée gravement malade. Mon grand-père a utilisé tous ses enchantements mais ça n’a pas marché ; il l’a emmenée à l’hôpital mais rien n’a marché et elle a été ramenée à la maison pour attendre la mort. Cette nuit-là, il nous a autorisés à venir regarder notre grand-maman pour la dernière fois. Elle avait déjà le bas du corps tout froid, sans vie. Nous avons prié jusqu’à 4 heures du matin et son corps s’est doucement réchauffé. Soudain, alors qu’elle ne parlait plus depuis plusieurs jours, elle a crié “ils m’emportent” et son cri a été entendu dans toute la maison et jusque dans la cour. Les prières ont redoublé et elle a vu que ceux qui l’emportaient l’ont lâchée. Après quelques minutes, elle a demandé à boire de la bouillie. Le matin, elle pouvait s’asseoir. Mon grand-père, qui savait par les fétiches ce qui se passait, est venu la voir. Une fois remise, ma grand-mère a voulu suivre Christ malgré toute l’opposition. Aujourd’hui, elle vit encore et dit qu’elle mourra en évangélisant.
De son côté, mon grand-père dormait de plus en plus mal avec ses démons. Un jour, un grand jour, il m’a invité et m’a dit : “mon fils, mon fils, ma foi en les démons, c’est terminé. J’ai lutté contre vous et mes forces m’ont abandonné.” Jésus avait vaincu ! Mon grand-père était venu à Jésus ! Alors tout le village a su que mon grand-père avait abandonné le charlatanisme, le maraboutage et tout et qu’il avait demandé à des pasteurs de venir pour tout brûler devant eux. Son propre neveu, le chef du village, fils de sa sœur qui est prêtresse du vaudou local appelé “Bourkou” (qui veut dire grand dieu), a décidé en complicité avec les prêtres de Guénguélé, de sacrifier mon grand-père, mes sœurs et moi au grand fétiche Guénguélé car les dieux étaient en colère. Il y a eu des tentatives d’empoisonnement et d’assassinat mais elles n’ont pas abouti. Le conseil du village s’est réuni et il y a eu de l’opposition car les villageois disaient que ça ne marcherait pas si on arrêtait l’idolâtrie et d’autres disaient que c’est Jésus qui avait demandé d’arrêter l’idolâtrie.
Finalement, les villageois sont allés une nuit enlever la pierre qui était le symbole principal du grand fétiche et nous ont accusés de l’avoir fait. Alors, la colère s’est embrasée et ils sont venus nous chercher un soir pendant une réunion de prière. Mon grand-père et mes sœurs s’étaient échappés plus tôt des lieux et n’étaient pas là mais ils m’ont pris pour m’emporter avec d’autres frères et sœurs en Christ au lieu du sacrifice. Mais je suis tombé dans un ravin et ils m’ont cherché mais en vain ; j’ai pu remonter de l’autre côté du ravin et m’enfuir. Alors, ils sont retournés au village pour chercher mon père, mes sœurs et tous ceux du village qui allaient dans une église, que ce soit Assemblée de Dieu, baptiste ou autre. Ils ont détruit toutes leurs Bibles. Ils ont battu le pasteur jusqu’à penser qu’il était mort, ont traîné son corps chez le chef et ont appelé les prêtres vaudous pour décider de la suite du sacrifice. Mais un homme a pu prévenir la gendarmerie ; les militaires sont rapidement arrivés dans le village et ont emmené tout le monde à Sokodé. Après interrogatoire, ils ont gardé les chrétiens pour les protéger et ont laissé partir les autres.
Quelque temps après, ceux qui avaient volé la pierre du vaudou ont commencé à mourir un à un. Alors, les derniers survivants ont rapporté la pierre chez le chef, ont confessé l’avoir enlevée et ont demandé à être pardonnés pour cela. Ils nous ont fait appeler pour demander s’il était possible d’arrêter la mort qui allait tous les tuer. Il leur a été répondu que la paix serait rétablie si tous les chrétiens pouvaient revenir au village et y vivre sans souci. Jésus avait à nouveau vaincu ! Les chrétiens sont revenus et une nouvelle force pour Christ a pris place au sein du village. Le Seigneur a permis qu’une nouvelle église soit construite juste à côté des fétiches, là où le sang de la persécution avait coulé. Le culte est merveilleux là-bas.
En 1999, un de mes frères ne voulait pas recevoir Jésus. Mais mon grand-père intercédait pour lui et mon frère est finalement venu chez moi à Sokodé pour accepter Jésus. Le village a à nouveau été en trouble car cela montrait que mon grand-père était bien converti. Mon frère a appris à aimer Jésus, à aimer la Parole de Dieu. Puis, suite à une révélation, je lui ai dit de prendre sa famille et de venir habiter à Sokodé à 80 km du village. J’ai appelé le pasteur pour qu’il l’accompagne et prenne soin de lui. Mais, malgré toutes ces précautions, mon frère a été empoisonné par une petite fille et en est mort. On l’a découvert ainsi : mon grand-père passait devant sa porte et a appelé “Afo ? Afo ?”. En absence de réponse il est entré dans la maison et a vu son petit-fils étendu sur le sol avec du sang qui sortait de sa bouche.
Après cela, mon grand-père a servi Christ pendant 15 ans, mais l’ennemi ne baisse jamais les bras et les persécutions ont continué.
En avril 2005, mon grand-père a reçu un frère et ami féticheur. Ils sont rentrés tous les deux dans la chambre. L’ami est reparti et on a trouvé le cadavre de mon grand-père dans la chambre. Il est mort en quelques minutes. Son visage était souriant (ce qui révèle traditionnellement qu’il a vu où il rentre dans le paradis en quittant la terre) et cela nous réconforte. La famille voulait se venger mais nous leur avons demandé de ne pas le faire.
Les sorciers, serviteurs de Satan, font leur travail ardemment. Il faut que les chrétiens aussi travaillent avec toute leur ardeur.

Le plan de Dieu

Plan de Dieu